Pourquoi « Refonder » ne présente pas de liste au Conseil d’administration

Qui sommes-nous ?

« Refonder l’Université » réunit des personnes d’opinions et d’engagements différents, à l’image de la diversité de notre université. Nous avons voulu construire des listes ouvertes reflétant sa richesse, sans exclusive mais avec pour ligne commune d’œuvrer à un renouveau du rôle de ses conseils, pour le bien commun. Ce qui nous rassemble, c’est la conviction profonde qu’il est nécessaire de retrouver un fonctionnement ouvert pour l’université de Strasbourg, basé sur un travail collectif des représentants des personnels et des usagers dans ses conseils centraux.

Nous ne proposons donc pas un programme de gouvernance qui serait mis en œuvre à l’université en cas de victoire de nos listes ; nous voulons, au contraire, reconstruire les conditions d’un débat réel au sein des seuls conseils qui peuvent être représentatifs et proches de la vie de nos composantes et laboratoires : la CFVU et la CR.

Pourquoi ne pas présenter de listes au CA ?

C’est le conseil d’administration (CA) qui élit le président. Les lois successives qui ont transformé l’Université ces dernières décennies ont « municipalisé » le processus électoral : elles ont modifié la composition du CA dans l’unique but de donner une majorité solide pour appuyer l’équipe présidentielle, changeant le mode électoral et y amenant des personnalités extérieures peu au fait de la vie interne de l’établissement. Ces mesures ont éloigné ce conseil de la tradition universitaire du débat et l’on transformé en un lieu d’affrontement caricatural entre soutien et opposition à la présidence.

La présidence de Michel Deneken n’a fait qu’accentuer ces travers. Certains candidats des listes « Refonder » étaient membres des conseils sortants, élus sur les listes Alternative. L’ensemble de ces élus avait démissionné au printemps 2020. Ils avaient signalé au rectorat et à la cour des comptes l’impossibilité dans laquelle ils étaient placés d’accomplir leur mission de contrôle financier. Ils avaient fait le constat qu’il leur était impossible d’avoir une action constructive, ne serait-ce que par un simple amendement d’une décision imposée par l’équipe présidentielle. Ils ne pouvaient plus accepter l’agressivité d’une présidence ne connaissant que l’affrontement, le refus de transparence et le déni de démocratie.

Candidats des listes « Refonder », nous avons choisi de ne pas nous engager dans une voie sans issue. Nous ne voulons pas servir d’alibi démocratique à une instance dont le fonctionnement est verrouillé. Nous ne voulons pas apporter de légitimité à une présidence qui ne représente pas la communauté universitaire et s’est éloignée des valeurs universitaires et humanistes.

Comment agir ? La CFVU et la CR

Le conseil académique (CAc), formé de deux commissions, la commission de la formation et de la vie universitaire (CFVU) et la commission de la recherche (CR), est le lieu où se prennent les décisions concernant les missions fondamentales de l’Université, l’enseignement et la recherche, au plus proche des préoccupations des étudiants, des enseignants-chercheurs et des BIATSS, au plus proche des composantes et des laboratoires. La loi Fioraso en 2013 a renforcé considérablement ses prérogatives et ses pouvoirs, lui donnant des compétences étendues. Nous souhaitons qu’une université de Strasbourg refondée tire pleinement profit de ces deux assemblées qui doivent exploiter toutes leurs attributions. Nous œuvrerons pour que la CFVU et la CR prennent en main les dossiers fondamentaux, regagnent la maîtrise de tous leurs outils, tels l’IdEx, et que leurs élus puissent véritablement y travailler. Nous ferons en sorte que ces assemblées retrouvent la capacité d’échanger, de débattre et de décider d’une politique d’enseignement et de recherche ambitieuse, proche des besoins et des aspirations de toutes et tous.

Publié le 04/02/2021

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